"C'est en revenant à un endroit où rien n'a bougé qu'on réalise le mieux à quel point on a changé" Nelson Mandela

"C'est en revenant à un endroit où rien n'a bougé qu'on réalise le mieux à quel point on a changé"  Nelson Mandela
Prologue

Tom, dix-sept ans, est forcée de quitter Berlin où il vivait avec sa mère, protectrice et sérieuse, pour partir dans sa ville natale. Il croit renoncer à une vie calme et sereine, certain qu'il ne s'habituera jamais ni aux habitants ni à la ville. Mais il rencontre Bill, lycéen de son âge, d'une gentillesse hors du commun. Quels secrets cache ce jeune homme? A la fois lumineux et mystérieux, au caractère tantôt noir et terrifiant comme l'Enfer, tantôt chaud et protecteur, Bill Kaulitz est bien plus qu'un ami pour lui.

Bill, dix-sept ans, vit à Magdebourg depuis trois ans avec ses parents. Vivant dans l'ombre d'un passé lourd, il donne son entière confiance à une jeune fille, Lizy Mackay, passionnée de musique. Sous le charme d'une jeune fille qui partage le même cours de dessin que lui, Bill ce renferme de plus en plus sur lui même, incapable de dire ce qui lui manque. Mais il rencontre Tom, lycéen de son âge, au look peu commun. Bill ce sent de plus en plus lié à lui, sans pourvoir en expliquer la raison. Tom Trümper est bien pus qu'un ami pour lui.






Page 1: ~ Prologue ~

~ Saison 1 ~
Première Partie
Page 1: Chapitre 1 - Chapitre 2 - Chapitre 3
Page 2: Chapitre 4 - Chapitre 5 - Chapitre 6 - Chapitre 7
Page 3: Chapitre 8 - Chapitre 9 - Chapitre 10 - Chapitre 11
Page 4: Chapitre 12 - Chapitre 13 - Chapitre 14

Deuxième Partie
Page 4: Prologue
Page 5: Chapitre 15 - Chapitre 16 - Chapitre 17 - Chapitre 18


~ Saison 2 ~
Page 6: Prologue -







# Posté le vendredi 27 mars 2009 12:23

Modifié le samedi 10 octobre 2009 10:09

"I'm going back to the start" - Coldplay

Chapitre 1




12 mars 2006. C'était un jour des plus banals, un dimanche comme les autres. Il faisait beau en ce jour de 12 mars, un grand soleil, et des températures caniculaires étaient prévues pour les deux semaines à venir.
Par des jours pareil, j'aime beaucoup rester des heures au soleil, à mettre au défis mon imagination. J'étais donc assis dans l'herbe, en plein soleil, remplissant des pages et des pages sans voir le temps passer.
Mais je sentis soudain une main se poser sur mon épaule. Je sursautais et fis voler toutes mes pages autour de moi.
Lizy: Désolée Bill...

Je soupirais de soulagement, puis me mis à rassembler les feuilles éparpillées avant que le vent ne prenne le dessus. Lizy m'aida aussitôt, puis s'installa à côté de moi.

Bill: Comment s'est passé ton cours?
Lizy: Plutôt pas mal. Mais ce n'est que le premier tu sais. Au faite, tu as vu que tu avais des nouveaux voisin?

Non je n'avais même pas remarqué. Un nuage cacha le soleil et je levais la tête. Le ciel devenait sombre, ce qui annonce rien de bon. Je pris le reste de mes feuilles et partis à l'intérieure de la maison, tremblant encore de la peur que m'avait procuré Lizy.

Lizy: Bill, j'ai dis que j'étais désolée.
Bill: Je sais, mais toi tu sais qu'il me faut du temps avant de redevenir calme!
Lizy: ça doit être la millième fois que je te répète que tu ne cours aucun danger maintenant!

Mes pages volèrent et mes poings s'écrasèrent avec force sur la table du salon. Ma respiration s'accélérait mais j'essayais avant tout de me calmer.

Lizy: Tu n'es pas en forme... On ce voit demain au lycée comme d'habitude... Bonne soirée Bill.

Elle mit sa main dans mon dos puis partit, fermant la porte derrière elle avec la même délicatesse que chaque dimanche soir quand je perds mon calme, comme aujourd'hui.
Je soupirais, et ramassa encore une fois mes pages remplit de paroles et sentiments plutôt noirs en cette période de ma vie. Je pris la direction de l'escalier, mais m'arrêta devant l'entré de la cuisine. Ma mère était debout, rassemblant les ingrédients nécessaires pour faire un gâteau je pense. Elle avait les sourcils froncés, ce qui lui donnait un air sérieux et méchant. Mais c'est tout le contraire en réalité. Elle se prend rarement au sérieux et est tellement adorable que si je la laissais faire, elle offrirait des pâtisseries à tous les voisins du quartier.
Je montais les escaliers, et me dirigea dans ma chambre. Je rangeais mes feuilles dans un tiroir de mon bureau, pour ne plus jamais les ressortir. Je mis en marche ma chaine Hi-fi, m'allongea sur mon lit, et me plongea dans mes pensées.
Je suis bien heureux que ma mère n'ait pas entendu mon manque de sang froid envers Lizy. J'ai tout de suite regretté d'avoir perdu mon calme envers elle. Ce n'était peut-être pas aussi violent qu'en apparence, mais au fond de moi, je sais que ma colère aurait très bien put blesser Lizy, du moins mentalement. Ce que je veux à tout prix éviter. Lizy est ma meilleure amie, et c'est la seule à avoir osé venir me parler quand je suis arrivé ici, il y a trois ans. C'est la seule amie que j'ai ici, et cela me convient parfaitement, du moins pour le moment.

Amber: Bill? Tu peux descendre s'il te plait?

Je me levais, arrêta ma musique, puis descendis au salon, ma mère assise sur le canapé à lire un livre. Surement encore un de ses bouquins de science-fiction.

Bill: Tu voulais?
Amber: Que tu ranges ton linge. Il est sur la table.

Je jetais un coup d'½il à la table, puis pris mes affaires. Je remontais dans ma chambre et les rangea dans mon armoire. Une lumière attira mon attention dehors. La chambre qui donnait sur mon jardin s'était éveillée. Après quelques secondes de patience, je la vis enfin. Elle rangeait ses affaires, et s'installa à son bureau, surement pour prendre un crayon en main et dessiner pendant une bonne heure. Un éclaire traversa le ciel, puis l'orage ce fit entendre. Elle tressaillit. C'est vrai, elle a peur de l'orage. Elle posa son crayon qu'elle avait en main, et alla s'enrouler dans sa couverture, assise sur son lit.
J'aimerais tant pouvoir la rassurer...




Point de vue de Tom:


L'orage grondait, ma concentration au plus bas. Je posais ma guitare, et m'allongea complètement sur mon lit. Ça faisait une semaine à peine que j'étais arrivé à Magdebourg, que je me sentais déjà perdu. Je vais aller dans mon nouveau lycée demain, et n'ai pas envie d'y aller. J'étais beaucoup mieux à Berlin avec tous mes amis. Mais malheureusement, ma mère a décidé de revenir à Magdebourg, la ville où je suis venu au monde. Ici rien n'a changé. C'est comme dans mes souvenirs. C'est plutôt moi qui ai complètement changé.
J'entendis ma mère m'appeler pour le dîner, je descendis donc, le moral vraiment très bas. Le dîner ce déroula dans le silence, ma mère feuilletant dans des bouquins de cuisine.

Tom: Tu cherches une nouvelle recette?
Anne: Tarte à la myrtille!
Tom: D'accord.
Anne: C'est pour les voisins, histoire de faire connaissance.
Tom: D'accord.

Elle ferma le bouquin et porta son attention sur moi. J'aime pas vraiment quand elle me regarde comme ça.

Anne: Tu es près pour ton premier jour au lycée demain?
Tom: J'ai pas vraiment le choix!
Anne: Essaye de ne pas trop te faire remarquer par tes professeurs s'il te plait!
Tom: Je te promets rien, mais j'essayerai!

Elle me lança un regard complice puis débarrassa la table. Je lui souhaitais une bonne nuit puis monta dans ma chambre.
Je regardais mon réveil, puis au bout de quelques secondes, je le réglais pour qu'il me réveille à six heures du matin. Mon dieu que c'est tôt. Je sens que je vais détester les matins en semaine. Je me mis près de la fenêtre et regarda la pluie tomber. Il faisait tellement chaud aujourd'hui, c'était agréable de jouer de la guitare dehors. Enfin jusqu'à ce que le vieux voisin d'à côté vienne m'engueuler. Dès que me mère ou moi-même sortons dehors, il nous espionne derrière sa fenêtre de salon.
Je me mis finalement au lit, enlevant mes chaussures, ma casquette et mon tee-shirt au passage.
Je dû mettre du temps pour m'endormir vu que j'avais eu le temps de créer une nouvelle musique avant de sombrer dans les ténèbres.






Un son strident me réveilla en sursaut. Je cherchais des yeux d'où pouvait bien venir ce bruit atroce et j'aperçut mon réveil. Je le pris et le fis voler à travers la pièce. Il a dû atterrir sur mon bureau. Je me rallongeais pour fini ma nuit, mais ma mère en avait décidé autrement.

Anne: Tom lève toi ou sinon tu vas être en retard! Tu n'as pas entendu ton réveil?
Tom: Y a plus de réveil!
Anne: Ho non Tom à chaque fois c'est la même chose! Y en a marre! Je dépense toujours pour t'acheter un nouveau réveil! J'en est marre à la fin!
Tom: T'as qu'à pas m'en acheter, tu en auras moins marre!
Anne: Et qui te réveillera dans ce cas là?
Tom: ...

Je l'entends descendre les escaliers et s'activer dans la cuisine pour me préparer un petit déjeuner.
Tom: Ho mon dieu qu'il est tôt!







# Posté le vendredi 27 mars 2009 18:46

Modifié le samedi 19 septembre 2009 13:10

Frappez une fois, puis revenez à l'attaque et frappez une deuxième fois. Et enfin frappez une troisième fois, un coup monumental.

Chapitre 2






J'arrivais devant le lycée aux alentours des sept heures et demies. Comme chaque matin de cours, Lizy m'attendait en face, assise sur un banc, concentrée sur la mélodie qu'elle jouait à la guitare. Je traversais la rue et alla la rejoindre sur le banc.

Bill: Hier le piano, aujourd'hui la guitare!
Lizy: Tu es d'une bonne humeur ce matin dis moi! Ho mais oui que je-suis bête! Tu as deux heures de dessin cette après-midi! J'ai toujours pas compris pourquoi tu as prit cette option d'ailleurs!
Bill: Cherches pas va!
Lizy: Bill Kaulitz ce renferme de nouveau!
Bill: Lizy...
Lizy: Non Bill! Tu sais bien que tu peux me faire confiance! Est-ce que moi j'ai levé une seule fois la main sur toi!?
Bill: ... non ...
Lizy: Exactement! Bill ici tu es en sécurité! Pendant combien d'années je devrais te le répéter?

J'allais lui répondre mais la sonnerie a été plus rapide que moi. Lizy rangea sa guitare, m'embrassa sur la joue et fonça au gymnase. Moi je déteste le sport. Elle ça ne la gêne pas vraiment, du moins tout dépend du sport.
Je me levais en même temps que la deuxième sonnerie retentit.
Bill: Super je suis en retard!





Prof: Monsieur Kaulitz, vous commencez bien la semaine!
Bill: Oui je sais, j'ai toujours tendance à bien commencer mes semaines!
Prof: Posez vos affaires et venez au tableau faire la correction des exercices, qui je suis sûre, vous avez fait!
Bill: Bien sûre monsieur!

Je posais mes affaires à ma table au fond de la salle, puis revins au tableau pour la correction des exercices, que je précise, j'ai fais.
Je montais sur l'estrade où ce trouve le bureau du prof, puis pris une craie et commença à faire les exercices avec l'aide du livre posé sur le bureau.
Une fois les trois exercices réalisés, mon prof n'avait plus qu'à me laisser regagner ma place sans aucun reproche à me faire.
La suite du cours ce passa tranquillement, mon prof essayant toujours et encore de me piéger avec ses questions ou de venir me voir pour vérifier si je faisais bien les exercices. Les maths c'est facile une fois qu'on a compris et qu'on y met un peu de bonne volonté.
Les deux heures suivantes étaient soporifiques. Non pas que ça ne m'intéresse pas, mais le prof lui-même n'a pas vraiment l'air très emballé par ce qu'il nous enseigne. Du coup chaque élève de la classe s'endorment au fil du temps qui passe.
Une fois le cours d'Allemand passé, je me dirigeais au parc en face du lycée, pour y attendre Lizy. Mais comme chaque lundi, elle m'y attendait déjà, un livre sur ses genoux et assise sur un banc. J'allais vers elle, mais une bande de jeune fille passa devant moi. Je la reconnus aussitôt. Elle, de sa démarche légère, cheveux jusqu'aux épaules flottant dans les airs au rythme de ses pas, son look tout à fait normal qui rentre dans la norme des choses. D'habitude, elle passe avec ses amies sans m'apercevoir. Mais aujourd'hui, j'ai pu apercevoir son visage de près, croiser son regard d'un bleu intense à la lumière du soleil. Elle eut un sourire au coin des lèvres et je sentais mon c½ur s'emballer au moment où nos regards ce sont croisés. Mais cet instant n'a pu durer éternellement, malheureusement. Un mec, que je qualifierais de matcho, arriva et la prit par les épaules. Il l'enlaça, puis partit rejoindre le reste de son équipe de basket.
Je détournais mon regard puis arriva en face de Lizy qui m'observait avec attention.

Lizy: Ta voisine?
Bill: Quoi?
Lizy: Cette fille habite à côté de chez toi!
Bill: Comment tu le sais?
Lizy: Je ne suis pas aveugle Bill Kaulitz!
Bill: Oui je sais!

Elle ferma son livre, le rangea dans son sac, puis me fit une place pour que je vienne m'asseoir, ce que je fis aussitôt.

Lizy: Alors comme ça tu as craqué sur elle!
Bill: D'où te viens cette idée absurde?
Lizy: Premièrement elle est pas absurde mais vraie, deuxièmement tu ne sais pas mentir!
Bill: ...
Lizy: Tu sais au moins comment elle s'appelle?
Bill: Vanessa. Mais son nom de famille je ne le connais pas.
Lizy: Tu devrais peut-être aller lui parler!
Bill: Non !!

Je me levais et parti en direction du self, mon sac sur une épaule, mains dans les poches avant de mon jean. Lizy me rattrapa rapidement, ce bagarrant avec son sac. Je me mis à rire puis m'arrêta pour l'aider à tout porter.

Lizy: On va où comme ça?
Bill: Manger!
Lizy: C'est une bonne idée, j'avoue j'ai un peu faim après ce sport!

Je la serrais un moment dans mes bras, puis nous partîmes au self. Une chance à cette heure-ci de la journée, la plupart des élèves sont encore en cours.
Un plateau en face de nous, nous prîmes nos plats, mais j'hésitais, comme chaque midi au self. Lizy prit deux parts de desserts et en posa un sur mon plateau et me fit avancer.

Lizy: Tu sais que tu as le droit d'en prendre.
Bill: ... et s'ils arrivent?
Lizy: Je suis là moi!

Un mini sourire s'étira sur mes lèvres, puis j'allais me poser à une table suivit de très près par Lizy. Nous commençâmes à manger tranquillement, jusqu'à ce que le capitaine de l'équipe de basket me repère.
Alexander: Tiens mais voilà la tapette!






Point de vue de Tom:

Je descendais du bus, puis me dirigea vers les bureaux administratifs. L'endroit était plutôt accueillant, et les jolies filles étaient plutôt nombreuses.
Je réglais les derniers papiers pour confirmer mon inscription et on me remit mon nouvel emploi du temps. Maths en première heure. Super, je sens que cette semaine commence bien. Je regarde la salle, puis pars dans les couloirs de ce nouveau lycée.
La salle n'a pas vraiment été difficile à trouver. Je m'en sors plutôt pas mal. Les élèves ne sont pas encore tous arrivés, je me dirigeais donc vers le prof, lui donna un papier qui confirmait que j'étais bien un nouvel élève dans sa classe. Il me regarda de haut en bas en levant un sourcil, puis m'indiqua une place où aller m'asseoir. Je retenais une phrase que je mourrais d'envie de lui lancer pour m'avoir regardé de travers, et alla m'asseoir tranquillement.
La sonnerie retentit et les élèves arrivèrent les uns à la suite des autres. Ils s'installèrent à leur place, sans m'accorder le moindre regard, ce qui me convenait parfaitement.
La deuxième sonnerie retentit, et le prof commença l'appel.

Prof: Et vous êtes?
Tom: Tom Trümper.

Il m'inscrivait sur sa liste et ce prépara à commencer son cours. Mais soudain un élève passa la porte de la salle de classe.

Prof: Monsieur Kaulitz, vous commencez bien la semaine!
Bill: Oui je sais, j'ai toujours tendance à bien commencer mes semaines!
Prof: Posez vos affaires et venez au tableau faire la correction des exercices, qui je suis sûre, vous avez fait!
Bill: Bien sûre monsieur!

Le mec au look plutôt étrange alla poser ses affaires à sa table, puis revînt au tableau pour faire ces fameux exercices. Je sortis une feuille et un stylo, histoire de ne pas me faire remarquer dès mon premier jour ici.
J'observais les autres élèves et je les voyais ce moquer de celui qui était au tableau.
Mais qu'est-ce que c'est que ces nuls qui ce moquent des personnes qui osent sortir des normes et qui mettent en valeur leur personnalité et leur créativité. Ce n'est pas parce qu'une personne est différente qu'il faut la rejeter et s'en moquer.
Le mec différent des autres revînt à sa place, ayant fini de faire les pauvres exercices de ce prof de maths. N'empêche, ce mec m'intrigue. Il ne remarque en aucun cas les moqueries lancées dernier son dos. Ou alors il les ignorent ce qui peut être possible s'il a l'habitude de tout ça. Le prof ce rapproche de lui et vérifiait qu'il faisait bien les exercices et non autre chose.
Le sonnerie retentit, et je regardais mon emplois du temps: deux heures d'allemand. Et la journée continue. Le mec ce leva, je le suivais donc. Après tout nous sommes dans la même classe et sa m'empêchera de me perdre et donc de me faire remarquer.
Les deux heures passèrent à une lenteur insupportable. Le prof était soporifique. La classe bruyante de l'heure d'avant s'était transformée en dortoir. C'est une bonne excuse pour finir ma nuit.
Mon estomac criait famine et je me dirigeais donc au self. Je pris un plateau et me servais de tout ce que je pouvais prendre. Je m'installais à une table et commença mon repas. Rapidement, le mec de tout à l'heure arriva, mais cette fois il n'était pas seul. Une jolie jeune fille au regard noir l'accompagnée.
Je regardais ensuite la table à six mètres de moi, mais je pouvais quand même entendre leur conversation qui annonçait rien de bon.

Alexander: Tiens voilà la tapette!

Il s'avança vers le mec au look de rocker et commença à l'importuner, à lui lancer des vannes pourries auxquelles ces copains riaient aux éclats. Je jeune fille commença à riposter mais fût vite mise hors jeu par le sportif, qui continuait à agresser le rocker. Celui-ci commença réellement à sortir de son expression « insensible » et montra à quel point il n'allait pas ce laisser marcher sur les pieds. Vu l'expression qu'avait le sportif sur son visage, c'était la première fois que son « pantin » se rebellait. Mais rapidement il reprit le dessus. Une jeune fille à l'autre bout de la table commença à ce lever mais je fus plus rapide qu'elle. Je fonçais sur le sportif et lui donna une droite dont il ce rappellera...





# Posté le samedi 28 mars 2009 17:21

Modifié le samedi 19 septembre 2009 13:11

Y a t'il une place pour moi dans ce monde? - Jane Frances

Chapitre 3







Point de vue de Bill:

J'étais rentré chez moi, le surveillant l'ayant envoyé à l'infirmerie à cause du bleu qui s'était formé sur mon cou. L'infirmière à toujours paniqué pour un simple petit bleu. Du coup beaucoup d'élèves rentrent chez eux alors qu'ils sont en pleine forme. Lizy avait dû rester au lycée, vu qu'elle avait cours encore une heure cette après-midi.
Je rentrais donc chez moi, ma mère devant, plutôt énervée.

Amber: Tu vas me dire ce qui s'est passé?!
Bill: Une simple bagarre.
Amber: Simple? Tu as vu le bleu que tu as?
Bill: C'est pas grand-chose!
Amber: Mais bon sang qu'est-ce qui t'arrives?
Bill: Absolument rien!
Amber: Ho je t'en pris arrête de me mentir!
Bill: ...
Amber: Tu ne veux rien dire? Très bien! Monte dans ta chambre! Je ne veux plus te voir avant demain!

Je pris mon sac et monta dans ma chambre sous le regard noir de ma mère. Je lançais mon sac de cours dans un coin de ma chambre et m'assis violement sur mon lit. J'enlevais ma veste et la lança de toutes mes forces contre le mur en face de moi. Mains sur le visage, je m'allongeais complètement sur mon lit, mon calme essayant de reprendre le dessus. A cette heure-ci je devrais être en cours de dessin, à la regarder, à imaginer le jour où elle me remarquerait, où elle m'adresserait la parole, peut-être même... m'aimer. Je secouais la tête et sorti de mes pensées, laissant de côté mes pauvres espoirs.
Le ciel s'était assombrit. On dirait qu'il est en relation avec mes humeurs noires. L'orage revenait, mais sans la pluie, sans les larmes.
La porte d'entrée claqua, je reconnu aussitôt les bruits de pas de Lizy qui montait les escaliers. Mais ma mère l'intercepta.

Amber: Je suis désolée Lizy, mais Bill n'a le droit de voir personne.
Lizy: Ho mais vous savez
Amber: Ce n'est pas à toi de m'expliquer ce qui s'est passé. Je sais que tu tiens à lui et lui à toi, mais c'est à lui de tout me dire.
Lizy: ... excusez moi d'être entrée sans votre permission...
Amber: Ne t'inquiète pas Lizy. Tu es toujours la bienvenue tu le sais. Mais je crois qu'il vaudrait mieux le laisser seul ce soir.
Lizy: Oui... vous avez surement raison. Vous pourrez lui dire que je pense à lui et que je l'attendrais demain comme d'habitude?
Amber: e suis sûre qu'il le sait déjà.

Un sourire s'étira sur mes lèvres et j'entendis Lizy descendre les escaliers et partir avec la même délicatesse qu'à son habitude. Je me relevais et m'assis près de la fenêtre. On avait l'impression que la nuit était tombée. Toutes les habitations de la rue étaient allumées, parmi elles, celle des nouveaux voisins. Je me demandais rapidement qui pouvait habiter ici dorénavant.
Une lumière en face attira mon attention, comme la veille. Je la vis, mais cette fois elle n'était pas seule. Son basketteur était monté dans sa chambre et il se rapprochait d'elle. Ma jalousie prit le dessus, mais elle retomba aussi vite qu'elle était apparut sous le spectacle qui s'offrait sous mes yeux. Elle venait de le repousser, les yeux remplit de haine. Je ne comprenais pas vraiment l'objet de leur dispute, mais je pouvais comprendre qu'elle était très en colère contre lui. Elle le poussait du doigt, lui criant dessus vu l'énergie qu'elle mettait dans ses gestes. Finalement, elle le fit enfin sortir de la pièce, et ferma sa porte à clé, pour finir assise par terre contre celle-ci, le visage enfouit dans ses mains. Cette vision d'elle, à pleurer un amour perdu, me fis mal au c½ur. Elle se leva au bout de quelques temps, arriva près de sa fenêtre, et ferma les volets.
Je m'installais sur mon lit, un bloc note et un crayon en main, l'inspiration frappant à ma porte.






Point de vue de Tom:

J'étais dans un bel état. J'avoue, je me suis encore mêlé des affaires des autres et qui ne me regardent pas.
Devant un miroir, j'essayais de nettoyer la plaie que j'avais près de la lèvre supérieure. La douleur était violente, mais je ne voulais surtout pas aller à l'infirmerie. Je risquerais d'avoir des problèmes et je ne pense pas que cela plaise beaucoup à ma mère.
Soudain, une main ce posa sur mon épaule. Je regardais dans le miroir la jeune fille, debout, à côté de moi. Ses yeux me frappèrent dès que j'ai posé mon regard sur elle. Ses yeux était d'un vert à vous couper le souffle. Ses cheveux blond retombaient sur ses épaules, lui encadrant à merveille son visage inquiet. Elle était maquillée, mais juste ce qu'il faut pour la mettre en valeur. Elle posa une main sur ma joue et tourna ma tête vers elle. Sa peau était douce, couleur pêche. Elle était vraiment très jolie.

June: Laisse moi t'aider.
Tom: Tu es dans
June: les toilettes des hommes? Personne ne vient ici...
Tom: Pourquoi?
June: Le mec que tu as défendu... C'est ici qu'il a eu un grave accident...
Tom: Un accident?
June: On évite d'en parler...

Elle passa de l'eau sur ma plaie, puis recula, s'appuyant contre le mur qui était juste derrière elle.

June: Tu devras nettoyer ça une fois chez toi.
Tom: Ouais, je le ferais.
June: Tu viens d'où?
Tom: Comment ça?
June: Ici, tout le monde connait tout le monde.
Tom: Ho... Berlin.
June: C'est bien?
Tom: Ça va.

Elle baissa les yeux et fixa le sol. Je m'appuyais contre un lavabo et continua à la regarder. Elle commençait à rougir, à ce sentir gêner en ma présence. Il serait peut-être bien que je la mette à l'aise. Après tout, une amie serait la bienvenue... et plus si affinités.

Tom: Les ado sont plutôt cool. Aucune embrouille. Pas comme ici.
June: vraiment?

J'avais réveillé sa curiosité. Elle avait relevé la tête, des couleurs sur son visage qui lui donnait un teint encore plus radieux.

Tom: Dans mon lycée, on est tous libre je dirais. Chacun s'habille comme il veut. Il n'y a aucun règle. Il n'y a pas de critique comme j'ai pu le constater ici.
June: Tous les lycées ne sont pas identiques. Ici les basketteurs mènent la danse.
Tom: C'est-ce que j'ai pu voir oui. Et c'était qui ce mec que j'ai défendu?
June: Bill Kaulitz. Un mec étrange en dehors de son look, que je trouve d'ailleurs plutôt original.
Tom: Il est « étrange »?
June: Il change facilement d'humeur. Tantôt noir et terrifiant comme l'Enfer, tantôt chaud et protecteur. Cette partie étant réservée à celle qui est avec lui.
Tom: Vous savez pourquoi il est comme ça?
June: Il était comme ça avant d'arriver ici il y a trois ans. Mais ça a empiré quand Alexander et les autres s'en sont pris à lui à cause de son look... Pourquoi tu veux savoir tout ça?
Tom: J'en ai aucune idée...

Quand je l'ai vu être en difficulté, j'ai eu envie de le protéger. J'ai eu une sensation tout à fait bizarre. Ça ne m'étais jamais arrivé auparavant. Et je ne sais pas pourquoi je veux à tout prit le connaître, en savoir plus sur lui. Après tout je ne l'avais vu avant. Alors pourquoi je continue à poser des questions sur lui?

Tom: Je t'ai même pas demandé comment tu t'appelais?
June: June et toi?
Tom: Tom.
June: ça te dirais d'avoir de nouveau amis? Je pense qu'en tant que « nouveau », de l'aide ne serait pas de refus?
Tom: Tout à fait.

Je vis enfin un sourire parcourir son visage d'ange. Je la suivis dehors, et elle m'amena dans un endroit reculé du lycée. Je le qualifierais de studio. La pièce était plutôt spacieuse, un genre de garage je dirais. Je parcourais la pièce du regard. Beaucoup d'instruments de musique étaient installés, ce qui me donner envie d'aller prendre une guitare.

June: Je te présente Georg et Gustav! Les mecs, je vous présente Tom. Il est arrivé ce matin au bahut.
Georg: Bienvenu!
Gustav: Salut! Bienvenu!
Tom: Merci... vous avez une sacré collection!
Georg: Tu joues d'un instrument?
Tom: Guitare!
Gustav: Fais toi plaisir vas-y!

June s'assit sur une chaise non loin de nous, et nous observa. Je pris une guitare, et commença deux trois accords. Je fus vite rejoins par Gustav à la batterie et Georg à la basse un peu plus tard. Nous passâmes un agréable moment tous ensemble, June nous poussant à continuer sur cette voix. Les heures passèrent à une vite folle. Vers sept heures, je décidais d'y aller.

Tom: Bon désolé mais je vais y aller!
Georg: OK ben à demain! Tu es le bienvenu!
Tom: Merci!
Gustav: On ce rejoins au parc en face du lycée! Tu pourras pas nous louper si tu veux rester avec nous!
Tom: Ok merci.

Je leur serrais la main, puis June vînt me déposer un baiser sur la joue. Elle reprît alors des couleurs ce qui me fis sourire. Une fois partis, j'analysais ma première journée dans ce bahut. Finalement je le trouve plutôt pas mal. Tous les jeunes ne sont pas agréable mais mes nouveaux amis ont l'aire d'être de chouette ado. Je vais bien m'entendre avec eux qui sait.
Ensuite, ce fameux Bill. J'aimerais bien le connaître. Je ne sais pas pourquoi mais je sens qu'il est quelqu'un de bien, et non noir comme l'Enfer comme il veut le faire croire.
Rapidement , j'arrivais à mon quartier. Je descendis du bus, et vis en face de moi le basketteur qui en voulait à Bill.

Alexander: Toi !!











# Posté le dimanche 29 mars 2009 13:41

Modifié le samedi 19 septembre 2009 13:11